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Focale (avril 2008) Plusieurs faits survenus ces derniers mois sur les lieux de la vie quotidienne – au domicile, à l’école, à la mairie – mettent en évidence la pression qui s’exerce sur les couples bi-nationaux. Les déclarations publiques laissent entendre un possible découplage du droit au mariage et du droit de vivre en France. Les conditions mises dans la loi sur la vie commune entre un français et un étranger, voire sur la qualité de celle-ci, sont excessives. Les questionnaires pour les couples franco-étrangers qui demandent à se marier à la mairie procèdent eux aussi d’une suspicion a priori qui n’a pas lieu d’être dans la majorité des cas. Ces pratiques relèvent d’une analyse qui manque de logique. Comment penser que la nécessaire migration de peuplement dont la France a besoin ne puisse impliquer à terme une migration familiale, laquelle n’a absolument rien d’une invasion, mais relève d’un phénomène normal d’intégration ? Pourra-t-on un jour cesser de penser que l’étranger qui vient chercher refuge en France ne le fait que par dissimulation et pour des motifs inacceptables ? . . . . . .
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